biometrie

La biométrie (identification des yeux, de l’ADN, de la voix, des empreintes digitales) est devenue un aspect usuel dans la vie quotidienne des français, qui a tendance à se développer, notamment pour limiter la falsification d’identité, la fraude et pour sécuriser un accès à un bâtiment. Par contre, loin des Français, l’idée qu’ils soient prêts l’accepter partout et n’importe quand.

En effet, d’après une enquête menée par le Crédoc, les personnes interrogées se disent “d’accord” pour l’usage de techniques biométriques dans seulement deux cas de figure :

1. La conservation de données dans des fichiers de police pour identifier les auteurs d’infraction (76% des Français sont d’accord avec cet usage) ; 2. L’intégration d’informations biométriques sur la carte nationale d’identité (65% d’acceptation). Seule une question de sécurité semble donc justifier l’usage de la biométrie.

En dehors des deux cas cités, les méthodes d’identification biométriques récoltent plutôt un avis très “réservé” de la part des Français, lorsqu’elles ont lieu dans un cadre institutionnel, et à des fins commerciales. Par rapport au cadre professionnel, la biométrie reçoit un accueil “mitigé”. Finalement, en ce qui concerne les utilisations biométriques dans un cadre marchand par ou pour des entreprises privées, seuls 27% accepteraient que ce type de données soient utilisées pour payer dans un magasin, 32% pour s’identifier à l’entrée d’équipements de loisirs, etc.

Les aspects inquiétants les plus répandus, quant à l’utilisation de données biométriques, sont la collecte de données à l’insu d’une personne. Toujours d’après l’enquête menée par le Crédoc, près de 9 personnes interrogées sur 10 s’inquiètent, par exemple, du fait que des logiciels soient capables d’effectuer une reconnaissance automatique des visages sur des photos numériques, et que cette technique ne soit pas toujours assortie d’un accord préalable des principaux intéressés.